Aux artistes de Bonaguil :
J'ai commencé cet article la semaine suivant les Journées du Patrimoine. Malheureusement, des impondérables m'ont empêché de le finir et le mettre en ligne. Comme pour moi c'est un très, très beau souvenir, je le laisse tel quel et vous le livre sans rien changer. J'espère qu'il vous plaira
vvvvvvvvvv
Jeudi dernier, 16 septembre, fut LE grand jour du départ, pour notre expo de rêve.
"Nous partîmes 500... " pardon, 2, " et par un prompt renfort..." non, NOUS étions le renfort ! On a le renfort qu'on peut !!!! Mais on a fait de notre mieux. Il faut dire quand même, que l'équique de la Boulonnerie des Artistes, avait bigrement travaillé, et qu'on a fait qu'accompagner l'ensemble pour la fin. Même le journal Sud-Ouest nous avait gratifiés d'un surperbe article avec photo, s'il vous plaît.
Jeudi soir, après avoir glissé nos pieds sous la table de Madame la Présidente et son Homme, et avoir fait bombance, nous avons eu pour nous tous seuls, le gîte de Lagrolère. Plein de chambres, et seulement deux petits artistes en devenir célébrissimes pour y loger. Les absents ayant toujours tort, nous nous sommes choisi la chambre qui nous plaisait le plus !
Vendredi matin, démarrage sur fond de ciel plombé, d'arc en ciel et sur les chapeaux de roue.

Comme toujours, dans ces cas là, il y a plein de "dernière minute" : préparation des toasts pour le vernissage, récupération des derniers documents, chargement des abris "pour le cas où" il y aurait de la pluie, déchargement au château, accrochage des oeuvres situées à l'intérieur, attribution des chambres par groupe avec réception des artistes et accueil au gîte.
Cette dernière mission, nous était confiée, les organisateurs faisant confiance à notre grande sagesse. Ils ont eu tort ! Lisant la liste en diagonale, nous avons mis les dames avec les dames, et les messieurs, avec les messieurs. Nous n'avions pas vu ni compris, que
- nous n'étions pas le seul couple
- il y avait des gros, non, très gros, non plus, d'immenses ronfleurs !!!!!
A 18h 30 nous étions sur le parking de Montayral, lieu de rendez-vous des exposants. Et c'est là, que nous avons compris notre erreur. Je suis donc repartie avec la première vague des arrivants, et nous avons repositionné toutes les étiquettes. Les couples avec leurs amis, les dames avec les dames, les ronfleurs avec les ronfleurs (du moins, nous croyions que c'était LA solution) les messieurs avec les messieurs.
Tout le monde désirant dîner ensemble, un petit coup de fil vers 19h30 au Restaurant des 2 lacs, leur appris que nous aimerions bien faire la fête chez eux.
La jeune femme au téléphone m'a dit : " sans problème. "
Quand elle m'a demandé: " pour combien de personnes ? "
et que je lui ai sussuré : " 10 ",
la réflexion suivante a été : " Ah quand même !!! "
Oui, mais que des AR-TIS-TES ! Et il faut reconnaître qu'elle n'est pas revenue sur sa décision. Nous avons passé une superbe soirée, et délicieusement mangé. Le retour au gîte faisait très colonie de vacances en goguette.
Samedi, le lever étant prévu entre 5h et 5h30 pour cause d'accrochage des oeuvres et le petit déjeuner ayant lieu à 6h, tous le monde s'est souhaité une excellente nuit, et l'enfer a commencé une demie heure plus tard, quand nous avons compris, que nous n'aurions pas dû mettre les deux immenses ronfleurs ensemble et au beau milieu de la rangée de chambres ! Oui, parce qu'ils n'était que deux, mais faisaient autant de bruit que 10. Quand l'orage s'est annoncé, et qu'il s'est mis à tonner sur le coup de 2 h du matin, que les éclairs illuminaient les chambres, nous avons saisi que la nuit était condamnée à être blanche !
Tout le monde a, disons... sommeillé, sauf, (il faut bien, une, voire deux exceptions) donc, sauf les deux ronfleurs (je vois que vous avez suivi !) et... Jean Pierre Blanc, qui lui, ne ronflait pas, mais dormait dans la chambre maudite. Lui, il est prêt pour la Nuit Blanche à Paris !
A 6h30, le ciel était redevenu clément, et la joyeuse colonie s'est mise en route vers le château de Bonaguil, où nous attendaient la direction de la Boulonnerie des Artistes : Anne Marie Delpierre (et toute sa famille - quand on aime, on est bénévole !) et Jean Claude Lacante, qui, à mon avis, bossaient déjà depuis un certain temps.
40 exposants, ça fait du monde et des voitures. Essuyage des tables et des grilles des exposants se trouvant à l'extérieur et lessivées généreusement par le ciel, accrochage des toiles, présentation des sculptures, entrées, sorties, bref, le château ressemblait à une fourmillière.
10h : Ouverture des portes du château aux visiteurs,
11h : Vernissage : discours du Directeur du Château, de l'Adjointe au Maire, et de la Présidente de l'association La Boulonnerie des Artistes,
Les officiels de gauche à droite : M Patrick Arassus, directeur du Château de Bonaguil, Mme Michèle Lafoze, adjointe de M J.L. Coste du Conseil Général, Anne-Marie Delpierre Présidente de la Boulonnerie des artistes, Axel Delpierre de la Boulonnerie des artistes, stagiaire au château, et derrière, M Dominique Pichet trésorier de l'association.
Tout autour de la cour, sages comme des images, tout le monde écoute.
et enfin, attaque en masse des boissons et des toasts, qui n'ont pas résisté très longtemps.
L'exposition peut commencer ! Bienvenue aux Journées du Patrimoine. Voilà donc le
diaporama des oeuvres des exposants que nous avons pu photographier Jean-Claude Lacante, Kafrine et moi, avant que la pluie ne nous interrompe.
Ce premier jour, le temps nous fut clément, merci Madame Météo ! Et pour clore cette journée éclatante, le repas nous réunissant tous fut largement honoré, dégusté, avalé avec entrain bien sûr !
On ne peut pas en dire autant pour le lendemain. Si en se levant il ne pleuvait plus, le sale tremps est revenu, et nos pauvres aquarellistes qui se trouvaient dans la cours on eu à souffrir durement des intempréries. Pour eux, tout s'est terminé brutalement. Malheureusement, ce sont les aléas des expositions en plein air.
Aider un maximun, pour les mettre à l'abri, a eu pour conséquences de ne pas me permettre de faire les photos promises. Kafrine et JC Lacante m'ont très gentiment fourni les photos qu'il avait pu faire avant , mais comme pour moi il en manque. Alors, à moins que certains d'entre vous aient des photos à me faire passer pour les mettre sur Quand l'hirondelle musarde, nous seront un peu privés pour ces souvenirs là.
En repartant pour Toulouse, le ciel nous a fait un cadeau magnifique.
Et en arrivant à la maison, MissLulu, notre vieille chatte, avait un invité de marque !
Finalement, Bonaguil fut pour nous, ferplat et moi, une fête sans précédent au cours de laquelle, nous avons rencontré des gens formidables quand à l'entre-aide, au talent et à la gentillesse envers les autres. Je crois que les sourires étaient plus nombreux que les grimaces. Alors vive Bonaguil 2011, et à Bonaguil 2012 !!! et grand merci à La Boulonnerie des Artistes qui a permis cette grande fête. En espérant vous revoir très bientôt.